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Canadian Pie aka Going the distance, 2004, Mark Griffiths.

Malgré l'enchainement de comiques de situations et de cul assez prévisibles (quoique) une certaine alchimie prend. Et regarder ce film en tant que post-ado peut rendre nostalgique de la période ou en tant qu'ado on aurait pu raffoler de ce genre de films.

Pour ma part j'aime les teen-movies jusqu'auboutiste et parodiques, tels que Sex Academy (aka Not another teen movie), qui assument, et ne se prennent pas au sérieux. Ce n'est pas ce que fait ce Going the distance mais on ne peut pas non plus dire qu'il se prenne trop trop au sérieux, et heureusement.
L'avalanche de guest-stars canadiennes de la fin est pas trop mal, et donne du relief au film, l'ancre dans un contexte, une matérialité et une existence qui lui manquait peut-être.

Comme d'hab' la musique est kiffante mais comble des vides absolues d'images !!

Gros gros problème : j'ai cru comprendre que les protagonistes qont sensés être à la fin de l'équivalent de notre lycée, or les acteurs ont la trentaine, et donc il faut vraiment leur vouloir pour s'identifier à eux !!
5.10.09 12:39


You don't need pics.

Aujourd'hui mon avis sur un film, puis sur un spectacle.

  Quelques semaines après sa sortie, je suis enfin allé voir "Very Bad Trip" (pourquoi n'a-t-on pas gardé "Hangover", le titre original, çela est comme trop souvent en France, un mystère insoluble).
  Je suis allé le voir certes,  par choix mais surtout par élimination, car c'était là le seul film potable qui restait à voir au mutliplexe près de chez nous.
 Cela pour insister et râler sur le peu de films qui sortent en été, mis à part toutes les conneries pour gamins et autres "g.i. joe", qui peut se contenter de si peu ?
    Mais bref.
Je m'attendais donc à rire, mais sans plus, et ben ce fût une sacrée surprise.
  En effet le film est vraiment bon, et vraiment drôle. Pourtant ce n'est pas les vannes pourries qui manquent, comme ce passage inquiétant au début, ou le rire est simplement provoqué par la vision d'un homme cul-nul, ce qui rappelle, au passage, un des moments les moins drôles de "Incognito".
  Pourtant pour le reste du film, l'humour vient à la fois de passages vraiment drôles ou bien trouvés et en même temps de choses grossières et faciles, mais ces dernières étant placées au bon moment, font mouche et continue de faire rire tout le long.

Malheureusement, comme souvent dans les comédies, la fin tombe toujours trop tôt, mais en même temps elle le doit pour donner de l'efficacité au reste, aussi joyeuse et décevante soit-elle.

  En tous les cas on passe un vrai bon moment, qui donne bien la pêche.
C'est un de ces films dont on peut citer des passages après l'avoir vu, pour ma part par exemple j'ai beaucoup aimé        "il est surement couché quelque part dans un fossé avec un travesti camé à l'ecsta en train de sodomiser son cavadre!!".

  Mention spéciale au générique, qui distille en photographies des images de ce qu'on s'était imaginé voir durant la séance, et qui ne recule devant rien, seins nus et bite à l'air à l'appui.

Donc voila vous pouvez le regarder, vous ne perdrez pas votre temps.
Sinon, j'ai perso bien aimé "Incognito", ça va quoi c'était sympa, c'était marrant, mais ça le film français récent le plus drôle que j'ai vu, qu'est-ce qui cloche en général chez nous ? Les américains ont-ils tellement de meilleurs scénaristes ? Les genres sont-ils trop différents d'un pays à l'autre pour ne pas perdre leurs particularismes ?                                         Dans ce cas suis-je le seul à trouver l'humour anglais bien mieux foutu ?

  Récemment j'ai par exemple regardé le spectacle "Monster" de Dylan Moran (Bernard dans "Black Books", ainsi que co-scénariste de la série la plus drôle qui soit).
Pour ceux qui veulent regardé un bon petit spectacle, pas trop long, et qui change un peu des one-man show français, puisqu'il s'agit d'un irlandais.
  Les thèmes abordés sont assez variés, bien que souvent présent dans tous les spectacles, pour parler évidemment de choses qui fassent rire "parce que c'est vrai".
 Mais surtout c'est le ton, rebelle, râleur, et sans langue de bois (je crois que c'est ça qu'on dit) qui est génial, ducoup certains passages ne feront peut-être pas rire certains si ils sont sensibles sur certains sujets (pour ma pârt par exemple la religion), mais il faut reconnaître qu'il a du culot.

Bref, c'est très rigolo et ça se trouve avec des sous-titres en français.

Sur ce merci, bon dimanche et vivement dimanche prochain !
23.8.09 13:05


Insert a joke.

A bittersweet life, Corée du Sud, Kim Jee-woon, 2005.

Friand de films d'action et autres polars asiatiques (japon ou h-k le plus souvent), je décidai ici de tenter du coréen.
L'expérience ne fût pas décevante puisque des formules sont réutilisées à bon escient, comme par exemple le héros tout classe et tout calme, en costard, qui se révèle soudainement être un combattant hors-pair qui dégomme tout le monde, mais toujours avec classe.
On peut d'ailleurs reprocher à l'acteur principal de ne pas s'adonner à une palette énorme d'émotions, pour ne pas dire qu'il a presque toujours la même, au seuil de la mort comme en tombant amoureux.
La réalisation est tout le long du métrage à la fois claire, précise et virtuose, une scène rappelle même celle de Old Boy ou le héros met à terre un grand nombre d'opposants tout le long d'un couloir, il est intéressant de voir ici que le procédé est presque le même, mais que dans l'histoire comme dans l'utilisation de le caméra, Kim Jee-woon s'écarte de Park Chan-wook, sans essayer de l'égaler mais en faisant les choses différemment.

Toujours à propos des combats, on peut noter que jusqu'à un certains moments du film, personne n'a d'armes à feu, sont-elles plus durs à acquérir dans la mafia coréenne ?
le réalisateur voulait-il cela pour plus de combats à mains nues quitte à les rendre moins réalistes du fait que personne ne sorte un flingue quand
le héros tabasse tout le monde ?
Toutefois cela est rendu cohérent par le fait que le héros va avoir beaucoup de mal à se trouver justement des armes à feu (d'ou des scènes assez inutiles mettant en scène des cabotins de la mafia russe) et que seuls les sbires des boss de la mafia, à la fin du film, finissent par s'en servir, comme si ce n'était
qu'en haut de la hiérarchie qu'on y avait droit.

L'histoire d'amour promettait d'être peut-être trop classique mais intéressante, finalement elle n'est pas du tout exploitée, d'un côté c'est tant mieux mais de l'autre on se demande pendant toute la seconde moitié du récit quand est-ce qu'il va reparler d'elle, ou bien quand est-ce que le boss va s'en servir comme happât ou quelque chose du genre.

Mais le plus intéressant dans le film est le côté "revenge, j'ai failli mourir et je revient donc pour tout casser tous vous tuer", toujours jouissif.

Un film à voir donc, tout comme "2soeurs" d'ailleurs, le précédent film du réalisateur, qui n'a rien à voir dans son histoire et qui saura je l'éspère saura vous contenter si comme moi vous êtes en manque de frisson à la "Ring" depuis 1998.
4.8.09 12:58


Jusqu'au bout art (8)...

Drag me to hell, Sam Raimi, 2009.

Enfin le grand retour du maître des Evil Dead.

Au cinéma, le film fait pas mal peur, ceci à grands coups de ce que j'appelle des "effets surprises de bâtards même si on s'y attend le son sera tellement fort qu'on aura les boules".
(A lire mon Dossier sur la peur au cinéma, vers le début des archives)
J'ai toujours tendance à me dire que ce n'est pas du jeu de faire ça, genre silence, fenêtre ouverte, un peu de vent, petite musique, grand silence et la "bwaaaaaaêêêêê !! super truc qui fout les boules et bouscule le son et l'image à fond la caisse".
Ce n'est pas du jeu sauf que Sam Raimi se le permet tellement dans ce film que pour moi cela passe au second degrés, justement il en joue, et mène ça jusqu'au bout.
Et il n'y a pas que cela qui soit au second degrés, quasiment tout est "trop", au niveau de la réalisation comme de l'intrigue.
Ce qui donne un récit qui mélange sérieux et humour vraiment très agréable à suivre, ce qui permet justement d'oublier/relativiser les enjeux dramatiques qui peuvent
mettre mal-à-l'aise ou stresser pour la personnage principale. Les oublier pour rapidement les redécouvrir à la fin, qui presque jusqu'au bout joue sur ce double registre.

Certaines scènes sont bien marrantes, comme a peu près toutes avec la grand-mère, lorsqu'elle la "mange" sans son dentier ou que son cadavre lui tombe dessus.

Pas mal donc, le sujet ne me plaisait pas plus que ça mais le film pour lui-même arrive à être sympa.
4.6.09 12:06


All the girls love slasher movies.

All the boys love Mandy Lane, Jonathan Levine, 2008.

Ayant entendu parlé d'un slasher soi-disant de qualité, étant fan de Scream mais pas des merdes qui l'imitent, j'ai fini par regarder celui-la.
La photographie est très belle.
Réalisation plutôt originale, bien sympa.
Les acteurs, censés jouer des ados, comme d'habitude ont l'air d'avoir 23 ans, mais sont moins des têtes à claques et sont moins énervants que d'autres qu'on a pu voir au cinéma, surtout dans ce genre de films.
Le postulat de départ est intéressant : LA fille que tout le monde désire, elle a un ami qui n'est pas le footballeur modèle, frimeur, etc, cliché quoi.
Mais le film suit une évolution inverse à ce que l'on peut voir d'habitude, c'est-à-dire que plutôt que de trainer à la base avec des sportifs et des gens populaires, elle commencera à le faire qu'après avoir délaissé son ami qui a fait une grosse gaffe.

Faisons un bon dans le temps : le twist final n'est vraiment pas mal pour une fois, vu que avant la moitié du film on avait complètement abandonné l'idée d'originalité après, semblait-il, avoir été déçu par un script qui s'était avéré trop trop convenu. Une très agréable surprise sur la fin donc.

Le plus intéressant est la psychologie des personnages, on s'intéresse de près avec Mandy Lane à ce genre de personnage mythique, qui plait à tout le monde, et qui ne semble même pas vraiment en avoir conscience, et qui en fait est très gentille, ne pète pas plus haut que son cul.
Tout le monde la prend pour une déesse au-dessus du lot alors qu'en fait jusqu'à la fin elle apparait comme tout à fait normal.
Ce qui justement peut paraitre énervant pour certains, comme par exemple pour le play-boy de la bande, qui lui dira justement qu'elle "joue les belles" alors qu'elle ne joue rien du tout, mais n'est pas non plus le genre de nanas qui va picoler et coucher avec toute la bande sous prétexte de faire la fête, voila tout.
Intéressant donc. Et en plus, la fin nous fait changer radicalement notre point de vue pour nous contenter scénaristiquement.

Le play-boy quand à lui est complexé par la taille de sa bite, la grande blonde par sa platitude et son physique en général, la brune est la seule qui assume, elle se fait traiter de grosse alors que c'est peut-être la plus mignonne.
Mais sa luxure lui vaudra une fin prématurée assez "choc" et originale.

Sinon personnellement j'ai adoré quand justement la grande blonde finit par se tourner vers l'organisateur de la fête à la fin, scène magnifique, qui semblait suspendue après qu'on se soit demandé pourquoi ils faisaient ça, et qui sera rattrapé par le temps de la diégèse, qui reprend instantanément ses
droits et achève cette idylle éphémère.
4.6.09 12:04


Ah que bang bang !

Vengeance, Johnnie To, 2009, Hong-Kong.

Alors, oui oui...
Que dire... Je suis donc allé voir le nouveau Johnnie To, une chance qu'il sorte en France...cependant on peut légitimement se demander si cela n'est pas en grande partie du à l'acteur principal..qui n'est autre que Johnny...Hallyday !!!
La vision de ce film, en France, pour moi, spectateur francais me donne du mal à remettre le film dans son contexte, dans le sens ou Johnny est chez nous ce qu'il est chez nous.
Cepandant ! Il n'est pas mauvais acteur, et dans ce film il fait du Johnny, mais il le fait bien, même si évidemment tous les acteurs fétiches de Johnnie To sont au rendez-vous et sont bien meilleurs.

J'ai trouvé ce Johnnie To bien plus lent que les autres qu'il m'ait été donné de voir, avec beaucoup moins de musique aussi.
Si il se voulait comtenplatif et poêtique cela n'a pas trop bien pris sur moi pendant les scènes plates.
Evidemment pendant les scènes de gunfights c'est une autre histoire, c'est tout simplement magnifique, à un point ou ca en devient éxubérant, un peu trop, à la limite de basculer dans le kitsch, choix très risqué de mise en scène de ce style à outrance. De plus il y a beaucoup trop de ralentis à mon gout.

La scène de repas est-elle pompée de Exile ou veut-il se crée un style avec des motifs récurrents ?

La perte de mémoire était-elle vraiment nécessaire ? "Gnnéeee c'est quoi se venger ??"
Le trip mystique de Johnny à la fin est aussi très très risqué, mais jusquauboutiste.

Evidemment je ne m'attarde pas sur la v.f., qui était encore pire que tout ce à quoi je m'attendais, la c'est vraiment incroyable, ca colle vraiment vraiment pas, ca change vraiment le film et le rend moins bon. Comment les salles osent-elles encore passer des films en v.f. ? Ca devrait être interdit !!

En tous les cas et pour conclure, parce que la j'ai pas trop trop la motive d'écrire, je dirais que le film est très bien, m'a malheureusement un peu fait chier et pas accroché par moment. Pas le meilleur que j'ai vu de lui. Mais j'imagine que c'est toujours mieux que d'aller voir Confessions d'une accro au shoping.
22.5.09 17:37


L'art de choisir un bon film presque au hasard.

L'art de la pensée négative (Kunsten å tenke negativt), Bard Breien, Norvège, 2008.

Après la mauvaise surprise Coco avant Chanel, nous avions décidé de délaisser notre multiplexe préféré pour aller au ciné de quartier art et essai et etc
Eh ben c'était vraiment la claque !! Ce film est carrément une tuerie, il est génial ! Et en plus on passe un super bon moment sans se sentir con.

Je ne pourrais pas trop en faire une critique mais plutot une apologie.
Premièrement, l'humour qui domine le film est un humour noir certes, mais qui tombe a pic, qui n'est pas gratuit, et qui fait toujours rire.

Malgré cela on est toujours quand même un peu mal à l'aise, visé indirectement par les propos du film, subtilement on finit par remarquer qu'on s'identifie au personnage le plus détestable à l'écran, et on se questionne sur les réactions qu'on aurait eu a sa place, et ca c'est bien flippant.
Pour ma part je trouve qu'ils ont tous quelque chose à quoi on peut s'identifier, d'assez flippant, mais le pire étant quand même un personnage en particulier, je vous laisse découvrir ce film, car il faut le voir !
Sinon, chose que j'ai trouvé fort appréciable, mais peut-être que certains trouveront ca justement comme mettant mal à l'aise également :le fait que presque tous les tabous concernant les handicapés et les valides soient brisés.
Moments hallucinants ou ils s'insultent entre eux, se traitant de "légume" ou autre, ils se révèlent presque tous d'emblée attachants et détestables.

Je n'en dirais pas plus, mais ce film est très surprenant, original, tout à fait digne d'intérêt, très drôle, et en même temps pousse à réfléchir, le tout pour une durée de 1h20, qui fait qu'on en a pas du tout marre à la fin.

Notons tout de même encore qu'il s'agit d'une production scandinave, et que nous avons à nouveau droit à des scènes de repas succulentes, des scènes de dialogues terriblement bien écrites, des scènes de groupes et une galerie de personnages tous très bien trouvés.
5.5.09 12:03


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